L’avocat Grenoblois, fidèle et historique lieutenant d’Alain Carignon, passe de l’engagement militant aux responsabilités en devenant conseiller municipal et président du Groupe d’Opposition Réconcilier Grenoble (GORG) à la Métropole.

Comment s’est déroulé l’intégration de votre groupe au conseil municipal ?
T.A « Lors du conseil municipal d’installation, nous avons montré toute la force de notre groupe d’opposition. Un groupe composé de personnalités différentes, forcément complémentaires. Bien-sûr, nous partageons les bancs de l’opposition avec le groupe des Insoumis, ce qui rend et rendra ces séquences savoureuses puisque malgré nos divergences profondes, il nous arrivera de voter de concert telle ou telle délibération, ayant le plus souvent un adversaire commun en lieu et place de la majorité de madame Ruffin. Une configuration qui relève d’un exercice politique particulièrement intéressant ».
A la Métropole, vous êtes président de votre groupe. Quelles sont vos premières impressions ?
T.A « C’est effectivement le choix du groupe que de m’avoir désigné président de groupe. Je mesure l’importance de cette responsabilité. A ce titre, je participe aux réunions des présidents de groupe. Les enjeux métropolitains sont majeurs aux vues des compétences qui sont les siennes. Notre groupe a vocation à participer de manière constructive au bon déroulement des actions à mener pour l’intérêt général. Un intérêt général qui concerne 49 communes et autant de maires. À titre personnel, j’ai un infini respect pour cette assemblée. Chacune des personnes présentes a été élue par le peuple, ce qui oblige au solennel, à la dignité et à une efficacité de chaque instant. Plus encore, les dossiers traités sont souvent très techniques, ce qui impose une préparation et une exigence totale. Une de nos priorités porte sur les finances métropolitaines avec les économies indispensables qu’il faudra réaliser afin de permettre aux communes de réaliser leurs projets. Bien au-delà de la fierté de participer aux travaux de cette noble assemblée, j’en estime la responsabilité tout autant que la masse de travail que cela représente. Une somme de travail qui est vertigineuse. Car ce mandat sera marqué par des contraintes budgétaires importantes, notamment liées aux baisses des contributions de l’État. La construction du budget et sa mise en œuvre ne pourront pas seulement se servir de l’arme fiscale, ce qui va impliquer des arbitrages sévères ».
Votre groupe brigue la présidence de la commission des finances…
T.A « Clément Chappet est effectivement candidat à la présidence de cette commission. Une présidence qui revient traditionnellement à un groupe d’opposition, dans l’objectif vertueux de l’équilibre politique. Notons que monsieur Brunon candidate également à cette fonction. Lors du dernier conseil métropolitain, j’ai indiqué que notre groupe illustrera la raison budgétaire, celle du pragmatisme, au-delà des postures et effets d’annonces ou de postures ».
Ces nouvelles fonctions vous procurent-elles des émotions particulières ?
T.A. « Pour ma part, j’ai la sensation d’être en campagne depuis 2019, 2020, ayant été approché à l’époque par Alain Carignon pour participer à sa campagne. Sur le mandat 2020-2026, j’ai été l’avocat du groupe d’opposition. C’est donc assez naturellement que je me suis engagé dans le groupe de réflexion afin de participer à l’élaboration de notre programme. Au soir du deuxième tour, notre score le permettant, je suis passé du statut de militant engagé à conseiller municipal de l’opposition et conseiller métropolitain ce qui amène à participer à la construction de la politique locale. Je suis très heureux et très fier d’avoir participé à cette campagne. Bien-sûr, nous aurions préféré gagner mais avec plus de 22 000 voix, nous avons prouvé que notre liste pouvait être impactante à Grenoble, les Grenoblois plaçant Alain Carignon en tête, lors du premier tour ».