juillet 6, 2026

Après avoir mené une campagne législative partielle et une campagne municipale à  Grenoble, Hervé Gerbi conduit un troisième opus électoral en moins de deux ans en portant les couleurs d’Edouard Philippe pour la prochaine échéance présidentielle de 2027. L’infatigable avocat grenoblois, habitué à transformer les dynamiques en énergies compte bien faire peser Grenoble dans les enjeux nationaux et poursuivre son contrat moral et social à opposer le bon sens à toutes les formes de radicalités. 

Vous avez organisé à Grenoble l’une des réunions d’appartement les plus importantes de cette séquence nationale. Qu’est-ce qui s’est passé au Studio POL ?

Hervé GERBI. « Il s’est passé quelque chose de simple, et donc de profondément politique. Au Studio POL’, qui venait d’être inauguré à Grenoble, nous étions vingt-six. Une dizaine de personnes, plus du tiers de l’assemblée, n’étaient ni adhérentes ni sympathisantes d’Horizons. Elles étaient là par curiosité, par intérêt, par envie de comprendre. Il y avait aussi deux primo-votantes à la présidentielle, deux jeunes étudiantes de 20 ans. Pour moi, c’est très important : une campagne présidentielle ne commence vraiment que lorsqu’elle parle à ceux qui n’étaient pas déjà convaincus. Cette réunion grenobloise s’inscrivait dans un mouvement national considérable : près de 950 salons connectés, près de 10 000 personnes en France. Grenoble y a pris toute sa place ».

Une réunion d’appartement, ce n’est pas un format un peu ancien ?

H.G. « Au contraire. C’est peut-être le format le plus moderne qui soit, parce qu’il remet la politique à hauteur d’homme. On n’est pas dans la communication descendante, on n’est pas dans l’affiche ou dans le slogan seul. On est autour d’une table, d’un verre, d’un apéritif, avec des gens qui posent des questions, qui doutent, qui réagissent. J’aime beaucoup cet exercice. Je l’ai pratiqué dans ma propre campagne municipale. C’est un point commun que je ressens avec Édouard Philippe : comme maire du Havre, il connaît cette politique de proximité, cette politique qui commence dans les regards, dans les conversations, dans le contact direct. Et puis, ce soir-là, il y avait quelque chose d’assez joyeux. On aurait presque dit une fan zone pendant une Coupe du monde : Édouard Philippe était présent virtuellement, les téléphones permettaient de répondre, d’interroger, de sonder, chacun avait apporté quelque chose. C’était convivial, mais ce n’était pas léger. C’était une forme de fraternité civique ».

Cette réunion était donc le prélude au meeting du 5 juillet à l’Adidas Arena ?

H.G. « Oui. Et le meeting du 5 juillet a confirmé ce que nous avions ressenti à Grenoble : une campagne est lancée, mais surtout une espérance est ouverte.
J’y ai conduit la délégation grenobloise, en qualité de délégué municipal Horizons, au sein d’une délégation iséroise d’une trentaine de personnes. Ce n’était pas un déplacement symbolique. C’était la présence d’un territoire, d’une ville, d’une énergie locale dans une dynamique nationale ».

Qu’avez-vous retenu du meeting d’Édouard Philippe ?

H.G. « J’en retiens d’abord une idée très forte : la France peut encore croire en elle. Le slogan, « Croire en nous », n’est pas un slogan de marketing. C’est presque une nécessité historique.
Le film d’anticipation sur la France de 2050 était très parlant. On y voit une France technologique, innovante, qui ne craint pas la science, qui ne craint pas le progrès. Mais ce n’est pas une France déracinée. C’est aussi une France de villages, de paysages, de sports, de passions populaires, d’identité partagée. Une France où chacun peut se reconnaître.
J’ai vu aussi une France qui met la liberté des femmes au centre. La protection de la liberté des femmes, leur sécurité, leur place dans la société, ce n’est pas un sujet secondaire : c’est une mesure de civilisation. Et puis il y a une ligne claire : l’école, la justice, l’autorité républicaine, le mérite, l’égalité des chances, la vérité dite aux Français. Tout cela forme un socle. Une nation ne se redresse pas dans le mensonge. Elle se redresse quand elle accepte de regarder le réel et de le transformer ».

Vous parlez beaucoup de liberté. C’est le cœur du projet ?


H.G. « Oui, mais une liberté sérieuse. Une liberté qui n’est pas l’abandon. Édouard Philippe porte une économie de liberté, une société de responsabilité, un État qui protège et qui tranche quand il le faut. L’idée, c’est que le pouvoir politique doit redonner aux Françaises et aux Français la capacité d’imaginer leur vie. L’État doit garantir l’école, la justice, la sécurité, la souveraineté, les grandes infrastructures, la cohésion nationale. Et ensuite, il doit faire confiance aux Français. Ce pays n’a pas besoin qu’on le surveille en permanence. Il a besoin qu’on le libère, qu’on l’élève, qu’on le rassemble ».

Est-ce que cette dynamique prend à Grenoble ?

H.G. « Oui, clairement. Grenoble a pris sa place. Notre réunion d’appartement l’a montré. Notre délégation à Paris l’a confirmé. Grenoble est une ville politique, une ville de débats, parfois de tensions, souvent d’exigence. Il faut y porter une parole claire : face aux radicalités, face aux colères organisées, face aux impasses de ceux qui veulent fracturer le pays, il existe une autre voie. J’appelle cela une radicalité du centre. Non pas une mollesse, non pas un compromis permanent, mais une radicalité de la raison, de la République, de la responsabilité.  C’est cela que nous voulons faire vivre à Grenoble pour Édouard Philippe ».

La suite, est-ce Hervé Gerbi candidat aux législatives ?

H.G. « Je veux répondre très clairement : cette campagne n’est pas une campagne pour moi. J’ai mené deux campagnes électorales. Je me suis affiché localement comme l’un des premiers philippistes dès novembre 2024, et j’assume aujourd’hui cette place d’organisation et de mobilisation. Mais ce qui commence aujourd’hui est plus grand que moi. C’est une campagne présidentielle. C’est la campagne d’Édouard Philippe. C’est une campagne pour faire gagner la France. Bien sûr, si Édouard Philippe gagne, il y aura ensuite d’autres victoires à construire, et j’espère y prendre toute ma part. Mais l’enjeu n’est pas une trajectoire personnelle. 
Ni pour moi, pour conquérir, ni pour d’autres pour conserver. L’enjeu, c’est de permettre à la France de sortir du piège des radicalités, de retrouver une autorité, une confiance, une espérance. La victoire à laquelle je travaille, c’est d’abord celle d’Édouard Philippe. Et, à travers elle, celle d’une France qui refuse les deux impasses : l’abandon et la colère ».

Vous parlez de compagnonnage politique. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

H.G. « Le compagnonnage, c’est ce qui distingue une aventure politique d’une simple addition d’ambitions. On ne gagne pas seul. On ne construit rien de durable seul. Une campagne, c’est une chaîne humaine : des élus, des militants, des sympathisants, des curieux, des jeunes, des anciens, des femmes et des hommes qui acceptent de donner du temps à quelque chose qui les dépasse.
J’aime cette idée que la politique puisse redevenir un effort partagé. Pas une guerre de clans. Pas une succession de postures. Mais un chemin commun ».

Quelle émotion vous procure cette période ?H.G.

« Je pense à cette phrase de Saint-Exupéry : « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction. » C’est exactement cela que je ressens. Nous ne sommes pas réunis pour nous contempler, ni pour cultiver nos petites différences. Nous sommes réunis parce que nous regardons ensemble vers une France possible.
Il y a de l’émotion, oui. Parce qu’on sent que quelque chose commence. Parce qu’on voit des jeunes de 18 ans venir écouter un candidat à la présidentielle par curiosité. Parce qu’on voit des personnes qui ne sont pas encartées entrer dans le débat. Parce qu’on voit Grenoble rejoindre une dynamique nationale. Et parce qu’au fond, dans une époque inquiète, il n’y a rien de plus fort que de se dire : nous ne sommes pas condamnés à subir. Nous pouvons encore choisir. Nous pouvons encore croire en nous, comme le porte Edouard Philippe dans son slogan de campagne ».

— Sébastien Mittelberger
Publicité