Assa Traoré, militante afroféministe, mi Angéla Davis, mi Beyoncé, foulait de ses pieds sans doute chaussés de Louboutin les balcons de l’Assemblée nationale, au cri cosmétique de « la police tue » base line des actionnaires de la holding mélenchoniste, alors que la loi visant à reconnaitre la présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre, quand ils font usages de leurs armes, était adoptée 225 voix contre 129. Il est bien savoureux qu’Assa Traoré, érigée en symbole par une presse complaisante et des formations politiques au clientélisme assumé, figure de proue d’une fratrie dont nombres de membres sont sous les verrous pour des faites allant de l’extorsion de fond au viol et pour lesquels elle dénonce un acharnement judiciaire, selon elle, sans précédents, vienne ainsi dénoncer les violences policières d’un État dont elle fustige le racisme systémique. Un cadre légal qui prévoit que tout fonctionnaire peut faire usage de son arme pour protéger sa vie ou celle d’autrui, empêcher un individu dangereux de s’enfuir, stopper un véhicule menaçant ou encore empêcher un nouveau meurtre. Dans tous ces cas il convient d’observer deux règles incontournables : la nécessité et la proportionnalité. Après chaque usage d’arme, les fonctionnaires seront toujours soumis à des enquêtes judiciaires diligentées par des magistrats ainsi que par l’IGPN ou IGGN. Si, jusqu’à présent, après un tir, il appartenait à l’enquête d’établir si les conditions de la légitime défense ou de l’article L.435-1 étaient réunies, le nouveau texte voté mardi 7 juillet instaure une présomption simple de légitime défense lorsque le policier ou le gendarme a fait usage de son arme dans l’un des cas prévus par la loi. En creux, l’usage est présumé légal jusqu’à ce que le contraire soit établit.
On a bien peine à imaginer des parlementaires délivrer un « permis de tuer », fussent-ils du centre, de la droite, ou encore appartenant à des formations politiques plus radicales. On a moins de peine à concevoir que les peurs doivent changer de camp, alors que Nice commémore les 10 ans d’un attentat qui laissait, le 14 juillet 2016, 86 morts sur la Promenade des Anglais, parmi lesquels il fallait dénombrer plus d’une dizaine d’enfants.