Dans une déclaration qui lui ressemble, mesurée et digne, Pierre Édouard Cardinal revient sur les événements qui ont émaillé le non-conseil municipal du mardi 29 septembre, avorté avant même son commencement par les turbulences Insoumises.PEC, dans une volonté d’apaisement et de prise de hauteur, tente ici de planter un white flag au fronton de l’hôtel de ville, insistant qu’on ne répond pas aux outrances par des oukases.
Pierre-Edouard CARDINAL

« Laurence Ruffin a finalement condamné les actes de violence des élus de La France insoumise, j’y souscris. Reste que ces élus, elle les a fait élire. Elle porte donc une part de responsabilité, et cette clarté devra s’inscrire dans la durée. Six mois après son élection, la maire de Grenoble ne parvient plus à tenir la séance où se décide l’avenir de la ville. Voilà le prix d’une majorité bâtie sur un compromis qu’on n’assume plus. Pas de cap, puisqu’on ne sait plus avec qui l’on gouverne. Pas d’autorité, puisqu’on n’ose sanctionner ceux dont a dépendu. Condamner était nécessaire. Rompre serait cohérent, il reste un effort à faire. La ville a besoin d’autre chose que de postures. Elle a besoin d’élus qui se tiennent à la hauteur de leur mandat, dans la majorité comme dans l’opposition. La mienne restera exigeante et constructive, tournée vers les habitants plutôt que du côté de l’excès ».