mai 22, 2026

Allan Brunon: LA GARE DU LION

8 jours après une première conférence donnée au pied de l’agence de la Tag, à Grand Place, les Insoumis grenoblois s’invitent sur un parcours pédestre mais ferroviaire jusqu’au siège social de MTag afin de contraindre Laurence Ruffin et Guillaume Lissy à soutenir la candidature de la locomotive Insoumise à la tête de l’institution.

Quel sens donnez-vous à cette marche?

« C’est une marche organisée par la France insoumise et les soutiens au projet qu’on porte pour MTag pour faire en sorte d’en finir avec la gestion paresseuse qui a été celle de gestion passée et la gestion violente qui est amenée aujourd’hui à faire en sorte que au sein de MTag, il y ait des discriminations syndicales, puisqu’il y a eu bien évidemment une condamnation de MTAG en 2025, pour donner suite à la discrimination syndicale. Et par conséquent pour nous, ce n’est plus possible de rester dans une politique agressive, violente vis-à-vis des plus de 1500 agents qui travaillent à MTag. Et nous disons demain qu’avec le programme que nous portons, nous sommes en capacité de changer radicalement le mode de gouvernance de cette entreprise qui jusqu’à présent est en train de se rapprocher par la volonté de quelques-uns d’une gestion privée plutôt que d’un bien commun utile à tous, alors qu’il y a ici des agents qui se surmènent et se surpassent et qui doivent composer avec des conditions de travail qui sont déshonorantes pour eux-mêmes ». 

Donc c’est encore une fois la possibilité de tordre le bras à la fois à Guillaume Lissy et à Laurence Ruffin pour les pousser à se déclarer publiquement sur le sujet ? 

« C’est une invitation à savoir s’ils vont continuer à comploter avec la droite comme ils l’ont fait au conseil métropolitain il y a moins d’un mois ou est-ce qu’ils vont s’ouvrir au seul candidat déclaré pour la Tag. Un candidat qui a travaillé, qui a un programme, qui reprend d’ailleurs le principal point sur la gratuité des transports en commun que proposait Madame Ruffin dans son propre programme. Donc c’est un appel pour madame Ruffin à la cohérence et pour monsieur Lissy à revenir un peu plus sur sa gauche plutôt que d’aller toujours s’enliser et baisser la tête face à des gens qui attendent de lui qu’il fasse cela alors que personne à droite ni à gauche d’ailleurs a manifesté d’hostilité à ma candidature, puis s’ils savent très bien à cet instant que celle-ci représente l’intérêt général, exprimé par les syndicats qui ont soutenu cette candidature et par de nombreux agents qui ont dit que c’était une bonne idée que je sois président de cet organisme ». 

Que demandez-vous précisément ? 

« Je leur demande de me présenter comme le candidat de la Métropole à la présidence de MTag, c’est-à-dire à faire en sorte que le SMAAG et celles et ceux qui y siégeront votent pour ma candidature puisque je le dis à cet instant, c’est la seule qui va permettre de faire sortir la tête de l’eau de cette agence qui est en grande souffrance et en grande précarité. Il n’y a personne d’autre en capacité de le faire ». 

Y a-t-il eu des évolutions depuis votre dernière conférence de presse sur ce sujet, le 12 mai ?

« Je trouve plutôt que le découragement de ces gens et le fait qu’ils parlent à la place de la droite en inventant tout un tas de prétextes pour faire en sorte de repousser à je ne sais quel échéance cette nomination future, puisqu’elle adviendra n’est pour moi pas à la hauteur puisque j’ai un programme, je l’ai dit, je suis quelqu’un de sérieux, j’ai parlé à beaucoup de maires, j’ai rencontré des agents, j’ai rencontré les gestionnaires de ce réseau et donc je sais approximativement ce qu’il faut faire pour faire en sorte de sortir la tête de l’eau. Donc je ressens bien évidemment un silence qui pour moi n’est pas à la hauteur, il faut qu’il sorte de ce silence-là. J’attends aujourd’hui le soutien ou non de Madame Laurence Ruffin. 

Et puis bien évidemment nous continuerons à mettre la pression sur Guillaume Lissy pour qu’il ait une prise de parole forte d’ici le conseil métropolitain de vendredi ». 

En toile de fond, toujours la gratuité des transports ?

« Oui, je l’ai dit, c’est un axe majeur. Ce n’est pas pour nous une priorité dans les prochains mois quand je serai à la tête de MTag, mais c’est quelque chose bien évidemment auquel j’aspire puisque la gratuité permet l’accès au réseau, mais cette gratuité, elle ne peut pas se faire contre les agents et contre les syndicats donc elle doit être pensée avec eux. Sinon elle ne se fera pas. Et bien évidemment, toutes celles et ceux qui par exemple comme Amandine Demore qui est revenue sur la position qui est celle du parti communiste historiquement à la gratuité des transports, elle a dit qu’il fallait le faire en période de pic polluant. Ce n’est pas ma vision des choses et ce n’est et ce n’est même pas la vision politique de son propre parti. Donc elle se met d’abord en adéquation avec son parti avant de raconter n’importe quoi. Et puis peut-être que nous pourrons avancer sur le fait de respecter nos engagements et de deux de faire en sorte de pas se ficher de la figure des agents qui sont aujourd’hui en grande précarité. »

— Sébastien Mittelberger
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