
Après avoir dirigé les services de maisons prestigieuses dans les secteurs universitaires, médicaux ou plus récemment ceux d’une intercommunalité, Joris Benelle vient d’être désigné Directeur général de la non moins prestigieuse CCI Grenoble. Une fonction sur mesure pour cet amoureux du territoire.
Fils d’un cadre commercial dans le secteur de l’électronique et d’une mère institutrice et adjointe au maire (2024-2020), petit-fils d’un Joseph Brun qui donna 24 années de sa vie à la commune du Gua, avec à son actif deux mandats d’adjoint au maire (1947-1959) puis en qualité de maire de la commune (1959-1971), Joris BENELLE naissait naturellement dans cette même commune un jour de décembre 1979.
C’est sans doute de cette filiation qu’est née sa passion pour la chose publique et son envie indéfectible d’y participer.
L’IAE de Grenoble sera le terrain de jeux dans lequel Joris Benelle poursuivra de brillantes études dont il sortira avec un DESS, puis un DEA en finances privées, organisation et management des systèmes d’informations. Ces diplômes l’auraient autorisé à épouser une carrière dans la finance ou d’expert-comptable mais la passion de servir l’espace publique était qu’il voulait choisir. Près de 25 ans plus tard, cette appétence à servir l’intérêt général est intacte.
Mais au-delà de ses études exemplaires et de son gout prononcé pour les affaires publiques, Joris BENELLE reconnait humblement que son parcours doit aussi beaucoup aux rencontres qui ont jalonné sa trajectoire.
La première de ces rencontres fut Gilles Du Chaffaut, alors Directeur général du Conseil départemental. Nous sommes en 2001, Joris entre dans l’institution de la rue Fantin Latour en tant que chargé de missions auprès du directeur général.
Joris Benelle « Je me suis appuyé sur sa compétence. Il m’a autorisé de m’impliquer sur de nombreux dossiers ce qui m’a permis de progresser ».
En 2006 et pour 4 années, Joris Benelle rejoindra le CHU de Grenoble en qualité de responsable administratif du pôle urgences SAMU-SMUR. Là, il apprendra la pénurie, les contraintes budgétaires déjà prégnantes et la richesse des personnalités qui composaient une profession déjà sous tension et parfois en souffrance.
En 2010, il intègre la Métropole comme Directeur général délégué aux ressources, sous la tutelle bienveillante de Christophe Ferrari, alors vice-président aux finances. Une fonction élargie qui le conduit à encadrer 5 directeurs et à porter des dossiers politiques majeurs comme la construction du Stade des Alpes, la mise en route du Schéma Directeur de la Coopération Intercommunale et la préparation du passage en métropole.
J.B. « J’ai eu le plaisir d’accompagner Christophe Ferrari dans le dossier passionnant de la DSP du Stade des Alpes. La Métropole assume une fonction publique dans laquelle tous est possible avec un spectre panoramique impressionnant. Là, on apprend la richesse de la vie de la cité. Un champ de compétences variées allant de la propreté urbaine à la construction d’équipements majeurs ou encore l’accompagnement de projets ambitieux et incluant ».
2014 2020 Une expérience vertigineuse, extrêmement structurante sur le territoire mais incontestablement complexe puisqu’il s’agissait de faire fusionner les trois universités grenobloises. Là encore, il est question d’une rencontre décisive, celle de Patrick Levy qui d’emblée donnera son entière confiance à Joris Benelle. Une confiance qui scellera un binôme performant pour un pacte de réussite qui fait référence encore aujourd’hui.
2020 2026.
J.B. « J’avais alors une envie très forte de retrouver le territoire. Le Grésivaudan est un territoire d’une grande diversité avec une économie forte et un relief varié entre plaines et montagnes et une qualité de vie presqu’incomparable. Le projet intercommunal comportait de nombreux enjeux dans cette EPCI encore adolescent (Le Grésivaudan a été créé en 2009), notamment en matière économique et dans les domaines des transitions liées à la montagne, à l’eau et à l’habitat.
Nous sommes parvenus à réorganiser l’ensemble de cette administration et de la lier à la fonction politique, avec des binômes vice-présidents- directeurs qui collaient parfaitement aux politiques publiques souhaitées par le président. Là encore, ma rencontre avec le président Henri Baile a été déterminante. Sa connaissance des dossiers, sa vision du territoire et des enjeux du territoire ainsi que sa subtilité politique ont été des atouts majeurs ».
2026. Le communiqué de presse l’indique ce jour : La CCI de Grenoble confirme la nomination de Joris Benelle au poste de Directeur général à compter du 11 juin 2026.
Une nomination qui s’accompagne d’une feuille de route.
- La position et le rôle de la CCI Grenoble sur son territoire et au sein de la CCI région Auvergne-Rhône-Alpes
- La déclinaison stratégique de ses activités en matière d’influence économique, de formation, d’accompagnement des entreprises, de gestion d’infrastructures, accompagnée d’une prospective financière stabilisée.
J.B. « Alors que j’étais chargé de mission au Département, il y a 25 ans, j’ai eu l’occasion d’observer la qualité de service proposée par la CCI. Déjà à l’époque, cette qualité forçait l’admiration. 25 ans plus tard, j’en deviens le directeur général. Cette nomination révèle également une rencontre avec un homme d’exception : Pierre Streiff. Cette rencontre et celles d’avec les membres du bureau, avec les équipes, avec Isabelle Reynaud, directrice générale adjointe ont motivé pleinement mon désir de rejoindre cette équipe pour une fonction dont je sais qu’elle m’oblige car elle s’inscrit dans un contexte où les opérateurs et les agences de l’État sont parfois mises à mal, tous soumis au contexte budgétaire contraint. Dans ces conditions, le monde économique a, plus que jamais, besoin d’être soutenu dans son ensemble.
Le monde économique et la sphère politique doivent avancer main dans la main, avec les organisations partenaires telles que le MEDEF, la CPME. C’est un des principaux rôles des chambres consulaires. Créer ce lien et l’entretenir. C’est la seule clé du succès, de la résilience. Participer à l’animation de ce collectif qui résume l’énergie d’un territoire ».
Sur un plan plus personnel, Joris Benelle aime ajouter:
J.B. « Je crois beaucoup à la force du doute. La pratique du sport, notamment de la course à pied m’autorise à me remettre en question continuellement ainsi que la force que je puise dans mon cercle familial et amical participent pour trouver des solutions liées à mon métier. Je suis heureux d’avoir pu participer à la mise en œuvre de dossiers qui finalement sont des marqueurs forts de Grenoble. Que cela soit le Stade des Alpes ou l’Université ou encore les politiques publiques menées sur le territoire du Grésivaudan. Dans un contexte budgétaire contraint dans de nombreux secteurs d’activités, la nécessité de se serrer les coudes, d’avancer ensemble est encore plus impérieuse que par le passé. Je suis néanmoins certain que si tout se prépare collectivement et de manière coordonnée, nous parviendrons tous à résister et à progresser ».
Si Joris Benelle prend aujourd’hui, à 47 ans, la direction générale de la CCI Grenoble, il assure et assume également la charge de conseiller municipal délégué, en charge des finances et du budget à la mairie de Villard de Lans, un autre territoire, celui-là d’adoption. Le beau-père d’Élisa, 15 ans et père d’Élise, 17 ans, quant à lui, ne peut se défaire du stress, bien légitime, engendré quand cette dernière passe sa première épreuve du bac.
