Tout concoure à ce que la photo d’Emma Theysset soit réussie. Un ciel bleu et dégagé ou les nuages s’excusent au lointain. Les grues du chantier du siège de la Métropole laissant augurer cet avenir lié aux grands travaux. A droite, le parvis de l’hôtel de ville où siègeront dès vendredi les 13 élus municipaux issus de la liste Réconcilier Grenoble. Parmi eux, des habitués des lieux.

Émilie Chalas, ancienne députée, siégeant en Ville et Métropole depuis 2020, repartant pour un mandat avec cette fois une équipe plus étoffée. Nathalie Béranger, fidèle parmi les fidèles d’Alain Carignon et de sa formation politique, brillante actrice de la législative partielle de janvier 2025, siégeant en bonne place au conseil régional et présidant la SPL Alpexpo, elle aussi ayant participé à l’aventure municipale du précédent mandat. Brigitte Boer, retraitée de l’enseignement, militante des combats d’Alain Carignon depuis longtemps déjà. Delphine Bense, cadre à Sciences Po et ex-cadre Modem, déjà associée le temps d’un mandat municipal à Émilie Chalas.
D’autres auront à se familiariser à l’endroit comme Pierre Édouard Cardinal, ancien taulier de Minatec et de La Belle Ambition, les avocats Franck Benhamou et Thierry Aldeguer, le premier déjà rompu aux hémicycles puisqu’il siège à celui du Département en sa qualité de conseiller départemental, Stéphane Robin, qui fût maire en d’autres lieux, en d’autres temps, Anouchka Michard et Rdija Sahiri, militantes associatives engagées, Jean-Luc Rizzi, figure connue du pavé Grenoblois et qui aura l’honneur de siéger également en tant que doyen de ce conseil municipal. Manquait à l’appel Jean-Noël Pusel, retenu à d’autres obligations.
12 femmes et hommes pour entourer de leurs soins et de leurs voix Clément Chappet, désigné par ses pairs président du groupe d’opposition Réconcilier Grenoble et héritier naturel d’Alain Carignon.
C’est donc sous les pavillons ventés de la France, de l’Europe et d’autres encore que chacun et chacune s’exprimaient un court instant pour exprimer son devoir et sa fierté d’être là, au sortir d’une campagne qui, selon eux, a été difficile parce qu’outrancière, étonnés ici que les caniveaux puissent charrier de la boue. Une photo de famille, ou tous et toutes arborent un sourire franc et vainqueur, comme des soldats posent avant le départ au front. Une parenthèse courte et enchantée après une campagne éreintante et avant un mandat à venir que l’on peut imaginer agité tant les forces en présence auront à cœur de montrer griffes et canines.
Des acteurs et des actrices nouveaux pour certains, rompus aux joutes de la politique politicienne pour d’autres, tous engagés pour le bien de l’intérêt général, espérons-le, au travers de la nouveauté pour les plus optimistes même si pourra planer le souvenir d’Éric Piolle et d’Alain Carignon pour les plus mélancoliques en attendant le Friday wear de cette fin de semaine, lors du conseil d’installation ou chacun prendra son siège et ses marques, conscients d’être des élus municipaux, des élus de la nation.


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