CHAL ALPES

ÉMILIE CHALAS A PRÉSENTÉ CE MATIN LE NOUVEAU GROUPE MÉTROPOLITAIN DONT ELLE VIENT D’ÊTRE ÉLUE PRÉSIDENTE, AVEC À SES CÔTÉS LAURENT THOVISTE, FRAÎCHEMENT ÉLU VICE-PRÉSIDENT LORS DE L’INVESTITURE MÉTROPOLITAINE DE JEUDI DERNIER.

Emilie Chalas et Laurent Thoviste

C’est par une matinée pluvieuse qu’Émilie Chalas et Laurent Thoviste ont souhaité inviter quelques journalistes à une conférence de presse dont l’objectif était de présenter leur nouveau groupe métropolitain. Un groupe nommé A.L.P.E.S pour Ambition Locale, Progressiste, Écologiste, Solidaire.
Une présentation s’appuyant sur un message limpide : « Porter une ligne politique claire : celle d’une gouvernance Métropolitaine fondée sur le dialogue, la responsabilité, la proximité avec les communes et le refus des logiques de confrontations et de polarisations politiciennes »

Un groupe qui s’inscrit dans la continuité de ce qu’avait porté MTPS dans le précédent mandat et qui fait suite au souhait de la constitution d’une métropole de territoire. Émilie Chalas rappelant à dessein

« que la Métropole est un EPCI et non une collectivité. Une dynamique progressiste et républicaine, dont la thématique écologiste est conduite par une écoute pragmatique des réalités, solidaire des communes et des habitants, résolument centriste, tournée vers une efficacité de l’utilisation du denier public et bien évidemment orientée vers le dépassement des clivages et des enjeux idéologiques.
Si la qualité de vie et l’entretien des espaces publics seront traités de manières prioritaires, tout comme la transition écologique et la préservation des ressources, une vigilance toute particulière sera portée sur l’attractivité et le développement économique, thème « maltraité », selon l’ancienne députée, lors des deux précédents mandats.

Plus loin, Émilie Chalas a tenu à rappeler que son groupe avait voté pour la candidature de Guillaume Lissy ainsi que favorablement à l’ensemble des vice-présidents désignés par loyauté

« à celles et ceux qui sont légitimes car il est nécessaire que les exécutifs, quelles que soient leurs sensibilités aient leurs places dans une gouvernance politique équilibrée ».
C’est dans ce même cadre d’équilibre que la présidente de A.L.P.E.S est fière que deux membres de ce groupe figurent parmi ces 20 vice-présidents en les personnes de Laurent Thoviste et Fabrice Hugelé.

Toutefois, Émilie Chalas tenait particulièrement à revenir sur deux points.

« La première est la joie, la satisfaction que cette gouvernance puisse se tenir sans la présence des deux extrêmes. Un de ces extrêmes (RN) attendant 2027 comme une promesse messianique dans l’optique de la présidentielle, mais il convient d’insister sur le fait que rien n’est encore gagné pour eux.
L’autre extrême (Allan Brunon) éructe comme un petit garçon capricieux et colérique qui n’a pas obtenu son jouet et qui, malgré sa « victoire » au sein de la ville de Grenoble, s’est vu marginalisé, cornérisé au sein de la Métropole.
Le deuxième point que je souhaite aborder ici c’est le comportement traduit par le rapport de force qu’a imposé Allan Brunon et les membres de son groupe à Laurence Ruffin. Si nous avons pu, lors de ce dernier conseil métropolitain, observer la fébrilité de madame Ruffin, fragilisée par ses accords politiques, cela ne devrait en aucune façon engendrer de comportements misogynes ou paternalistes et la maire de Grenoble ne devrait pas subir de violences psychologiques comme ceux que nous avons constatés ces derniers jours. Laurence Ruffin doit résister. Sa fébrilité, induite par sa majorité implicite, composée d’une alliance technique singulière, avec laquelle elle a dealé à la ville puis lâché à la métropole n’empêche en rien le fait de sa légitimité. Si Laurence Ruffin doit se renforcer, s’aguerrir, assumer ses choix, à la Ville comme à la Métropole, elle ne doit, je le répète, ne pas être la cible de propos ou de comportements inappropriés et aux relents masculinistes ».

Laurent Thoviste, de son côté, a tenu à insister sur la cohérence.

« Ce que nous portons est conforme à ce que nous portions en 2020, en soutenant sans ambiguïté la candidature de Christophe Ferrari. Une ligne que nous avons soutenu durant l’intégralité du mandat précédent, que cela concerne le plan Clim at ou encore le plan pluriannuel d’investissement ou encore les enjeux liés à la ZFE. Nous avons démontré alors que nous étions un groupe centriste, social-démocrate, en capacité à échanger avec toutes les composantes de l’échiquier. Plus encore, nous avons constaté que la « métropole politique », ça ne fonctionnait pas. Nous avons observé l’affrontement de tous ces groupes lors du précédent mandat. Raison pour laquelle nous avons appelé à une gouvernance métropolitaine qui soit totalement motrice à imposer une gouvernance territoriale dans laquelle la ville de Grenoble doit avoir toute sa place.
Grenoble Alpes Métropole n’est pas une métropole idéologique et sa vocation est d’être plurielle, en respect total avec l’ensemble des communes qui la composent et de construire des politiques publiques qui respectent et prennent soin des habitant ».

Composition du groupe
Amélie Amore pour Fontaine
Evelyne De Caro pour Fontaine
Laurent Thoviste pour Fontaine
Franck Longo pour Fontaine
Émilie Chalas pour Grenoble
Pierre-Édouard Cardinal pour Grenoble
Fabrice Hugelé pour Seyssins
Leila Gaddas pour Meylan
Joëlle Hours pour Meylan
Francis Pillot pour Meylan
Christophe Revil pour Claix.

Laisser un commentaire