Allan BRUNON, Bastien Castillo et des membres des Insoumis donnaient aujourd’hui une conférence de presse sur les marches de l’agence mobilité Grand Place. Un endroit qui ne doit rien au hasard, en lien direct avec l’actualité des Insoumis qui sollicitent la gouvernance de M Tag.

Si ce souhait pouvait paraître exotique il y a quelques semaines, son principe commence à prendre forme. C est d’abord Bastien Castillo qui prend la parole pour indiquer que l exécutif métropolitain tente de gouverner sans les Insoumis alors que d’autres groupes d oppositions figurent en bonne place à l instar de Alpes, nouvelle écurie métropolitaine présidée par Emilie Chalas et qui compte deux vice -présidents au sein de la gouvernance de la place André Malraux (Laurent Thoviste et Fabrice Hugelé).
« Nous leur disons qu’il ne sera pas possible de gouverner sans nous. Nous ne sommes pas un mauvais rêve qui va s évanouir avec le temps. Par ailleurs, nous sommes inquiet du sujet des délégations qui vont être distribuées aux vice-présidents et vice-présidentes car là encore nous pressentons que les délégations les plus structurantes vont être affectées à des personnalités de droite au détriment des écolos, des socialistes et des communistes qui devront se partager des attributions moins régaliennes. En attendant, il faut se mettre au tour de la table et travailler et ce, même si nous avons marqué notre mécontentement au regard du contexte politique qui a entouré l élection métropolitaine. La gouvernance de la Tag étant un des principaux axe de travail qu’il sera nécessaire de prioriser »
TRANSPOTTING Allan BRUNON, s’empare du volet programmatique assumant être « en campagne » pour la présidence de M Tag. « Pas une lubie germant dans nos cerveaux mais une envie réelle de s attaquer à des outils de gestions qui sont pour nous le moyen d intervenir auprès des salariés pour arrêter leurs souffrances et diminuer leur précarité. Une précarité due à une politique qui a pour vocation d affaiblir le quotidien des salariés. MTag c est avant tout pour nous un combat social ».
À ce jour Allan BRUNON affirme être le seul candidat à s être déclaré à cette présidence et afin de parvenir au gain de ce match, il déclare avoir echangé avec des acteurs politiques impliqués par ce dossier tels que Sylvain Laval, Raphaël Guerrero, Amandine Demore et bien sûr Laurence Ruffin. Dans ce cadre, une rencontre est prévue avec Guillaume Lissy, nouveau président de Grenoble Alpes Métropole au premières heures du jour, mercredi matin. Des échanges qui autorisent le constat que personne jusque là ne s oppose fermement à la candidature Insoumise. Mais au delà d un évangélisme forcené et appliqué auprès des acteurs concernés, Allan BRUNON n est pas venu les poches vides. A lui de dérouler ici son programme sous la forme de plusieurs axes.
La gratuité des transports, idéal partagé avec la maire de Grenoble, notamment pour les week end.
Le déploiement du réseau a l ensemble des communes permettant ainsi à de nombreuses communes du Grésivaudan et du Pays Voironnais d avoir accès à un réseau de mobilité performant
Enfin, le développement du dialogue social au sein de la structure afin d endiguer les phénomènes de burn out et prévenir des risques psycho-sociaux et appliquer un dialogue social apaisé et concerté avec les syndicats et les agents. Des syndicats qui selon Allan BRUNON soutiennent sa candidature avec enthousiasme.
LA CONQUETE Mais la volonté de présider ce reseau de mobilité a aussi la vocation de prendre la main sur des idées qui longtemps ont été celles de plusieurs partis de gauche comme les écologistes ou encore le Parti Socialiste qui ont longtemps porté le dossier de la gratuité des transports comme un de leurs étendards programmatiques. Une façon pour Allan BRUNON d imposer aux autres formations de gauche qu’il pourrait bien réussir ici là où les autres ont échoué.
Une façon pour Lfi de tondre la gauche traditionnelle, devenue trop timide, peut être trop timorée quand à l évolution des transitions sociales. Une ligne politique certes radicale et qui peut subir des points d achoppement une fois confrontée aux principes de réalités notamment budgétaires mais qui démontre, à l instar de la stratégie du boss Melenchon que la radicalité en politique peut encore avoir un avenir, sinon joyeux, au moins réel…
Une façon enfin pour les Insoumis d’étendre la cartographie de leur influence auprès de nouveaux territoires, plus éloignés et moins urbains. Des Insoumis grenoblois constamment en campagne, perpétuellement en conquête et qu’aucun fauteuil ni siège ne sauraient assagir.
Un avenir qui prendra sa réalité métropolitaine en amont du prochain conseil métropolitain du 22 mai ou fléchage des candidats potentiels et désignations occuperont l ordre du jour.

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